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Aspect général et historique de la propriété

Vue d'Ouest Cette propriété de 764 m² habitables, trouve ses origines au XV° siècle. A cela, s'ajoutent les communs et aut...

mardi 13 septembre 2016

Aspect général et historique de la propriété




Vue d'Ouest

Cette propriété de 764 m² habitables, trouve ses origines au XV° siècle.
A cela, s'ajoutent les communs et autres dépendances d'une surface expertisée de 602 m².
L'ensemble se situe sur un terrain constitué d'un parc d'agrément, enclos, prés, d'une surface 
de 30 000 m².

Il existe 2 puits, l’un à 5 mètres face à la tour centrale, l’autre à l’ouest près du tilleul planté en 1881. Il existe également une source traversante qui alimente 2 bassins. la quiétude et la tranquillité s'organisent soit par un mur et grille d'enceinte, soit par un rideau d'arbres protecteurs.
La qualité d'un environnement préservé, vous assure l'authenticité du site. 

Ses pages sont destinées à vous imprégner de l'âme d'une maison, de son passé, de son charme, de ses possibilités exceptionnelles d’extension en matière de potentialité économique. 

Vous trouverez sur ce blog, la présentation d'un bien de prestige. Les expertises techniques ont été réalisées.



Imaginez votre destin futur en vous portant acquéreur de cette propriété 


Sa présentation comprend une description qui ne peut ignorer l'aspect historique et généalogique des différentes lignées de propriétaires qui ont construit, entretenu et conservé cette demeure.

Par un ensemble d'éléments qui proviennent soit des archives départementales du Puy de Dôme, soit d'archives familiales, j'ai réalisé un(e) historique/généalogique des bâtiments :


La Salle de Treigneux:

La toute première famille répertoriée, propriétaire des lieux, est celle des  "la Salle seigneur de Treigneux" ou   "d'Estredieu » .
Les comtes de la Salle sont également barons de la Rodde, Chaussenac et Saint-Mary. 
Il s’agit d’une ancienne famille chevaleresque, connue depuis 1010, originaire d’Auvergne, Languedoc et Bourgogne. Alliés avec les familles Scorailles, Douhet, Charpin, Autier, la Fage, Pellisson, Murat de Rochemaure, Chavigné.
Plusieurs membres seront, au travers des siècles, remarqués :

  • Godefer de la Salle, célèbre navigateur, explorateur de l’Afrique méridionale (1390).
  • Pierre de la Salle, abbé de Tauves, chargé par François I° de la ratification des Traités de Madrid et de Cambrai.
  •  Jean de la Salle, évêque de Lescar en 1519.
  • Claude de la Salle, grand Maréchal de l’ordre de Malte en 1596. Ambassadeur de France à Venise et Constantinople.


Damas:
Jean de la Salle, seigneur des lieux et son épouse, Isabeau de la Vernéde auront une fille unique, Marie de la Salle.
Elle s’allie le 03/02/1647, par mariage, à Claude de Damas. Il est écuyer, seigneur de Colombette en forez et du Buisson. Il est le fils cadet de Georges de Damas seigneur du Rousset et d’Anne Andrault de Langeron, il commande une compagnie du régiment d’Auvergne.
Il est tour à tour lieutenant, mestre de camp, major du régiment de chevau-légers du baron de Canillac et sert sous les ordres du Prince Thomas de Savoie.

Son fils Guillaume, écuyer, seigneur du dit lieu, et de Gignat, nacquit le 24/02/1648.
Il épouse par contrat le 18/09/1694, Marguerite du Four de Villeneuve. Elle est fille de feu, seigneur de Salles-le-Balladoux et autres lieux, conseiller à la cour des aides de Clermont, et de Jacqueline Rochette.
Guillaume et Marguerite auront deux fils. Le cadet, Pierre-Hector, sera lieutenant-colonel des carabiniers du comte de Provence, puis mestre de camp, brigadier de cavalerie. Il meurt à Saint-Germain en Laye le 01/06/1780. Son frère aîné, Antoine-François, 
est baptisé le 20/10/1699. Lieutenant-colonel au régiment de Ponthiévre, chevalier de Saint-Louis, il épouse Huguette de Thy de Milly, fille d’Alexandre, seigneur de Viry de Curtil et de Claveisolles en Beaujolais, sa mère se nomme Christine de la Faye de Vaux.
Antoine-françois meurt le 17/11/1756, laissant un fils, Alexandre.

Alexandre, qualifié comte de Damas, naît ici, le 18/10/1755. C’est le Personnage historique de cette maison ! Il entre comme page dans la maison de la Dauphine le 01/04/1771 pour 3 années. Il tient ensuite rang de Sous-lieutenant, sans appointements dans le régiment d’Orléans-Dragon, puis de capitaine. 
C’est en cette qualité qu’il entre dans les dragons de la reine pour revenir aux Dragons d’Orléans, il est nommé mestre de camp dans le régiment de Soissonnais le 11/11/1782.
Promu colonel au régiment de Beauvaisis le 10/05/1788, il reçoit la croix de Saint-Louis le 08/04/1789. Démissionnaire le 05/02/1792, il rejoint le Prince de Condé, qu’il suivra jusqu’en 1801.Il est nommé maréchal de camp en 1795, puis lieutenant-général des armées du roi par ordonnance du 05/11/1814 avec rang au 22/06 précédent.
Il commanda l’Infanterie Royale de Louis XVIII (réfugié à Gand),  à Alost pendant les 100 jours.
Admis à la retraite en octobre 1816, il est substitué à la paierie de son cousin, le duc de Damas-Crux.
Légitimiste, il refusera de prêter serment au Roi des Français, Louis-Philippe (qualifié par les légitimistes d'usurpateur, descendant d'un régicide).

C’est en avril 1783, qu’Alexandre épouse Marie Joséphine Catherine Collet, fille du président du conseil supérieur au cap de Saint-Domingue. Elle est admise aux honneurs de la cour le 19 mai suivant.

Classé parmi les émigrés, la seigneurie  se retrouve sur la liste des biens nationaux.

Un plan tracé à la main, montre que la propriété n’avait rien à voir avec la configuration d’aujourd’hui. A deux mètres sous terre,des recherches mettent à jour des fondations au beau milieu des corbeilles de fleurs, face à l’ancienne cuisine ! 

La Révolution :

Le bien national est acquit par Marc Malbet le 3 ventôse de l’an sept. Il s’est rendu adjudicataire du 4°lot, du domaine, vendu nationalement. Il demeure à la Brugère sur la commune de Madriat. Passe ensuite à sa fille Catherine Malbet épouse de Jean-Baptiste Bathol, père. Déjà, il existe une volonté d’agrandir ou de réunir le domaine puisque des actes organisent l’acquisition de terres sur les communes avoisinantes. Passe ensuite à Jean-Baptiste Bathol, fils, qui se fait aussi appelé Bathol Saint-Amant. Il meurt sans alliance ni descendance, à Chatelguyon, le 05 août 1858. Par testament olographe en date du 19 décembre 1851, il institue pour son héritière universelle, mademoiselle Emilie Pinchon, demeurant à Montferrant.
Vue Sud


Les Fabre de Saint-Mande :

Cette famille originaire d'ardes sur Couze, n'est pas référencé au sein de la noblesse française. Elle s'allie pourtant aux plus anciennes familles d'Auvergne, obtient le droit de créneaux , d’oubliettes et de fleurs de Lys…
Depuis le 16 décembre1651, les Fabre occupent la propriété de Saint-Mande (autrefois Mende) sur la commune de Saint-Yvoine, près d’Issoire. Benoit Fabre de Saint-Mande (1818-1894) profite sans doute du conseil du maire de Brenat, un Podevignes de Bouchatel comme sa mère, pour acquérir le site en août 1861.
Les modifications architecturales semblent importantes. Des bâtiments sont rasés, et les tours modifiées.
Son épouse, Gabrielle Demallet de Lavédrine, lui a donné deux enfants, deux filles, Pauline en 1852 et Lucie en 1858.

Le 03/09/1889, Gabrielle meurt âgée de 61 ans, Benoît en a 10 de plus et vivra son veuvage pendant 5 ans. Il s’éteint le 22/08/1894. Benoit a réuni plusieurs propriétés, pour une centaine d'hectares.




Gaston, mon arrière grand-père, épouse Lucie en 1880
 alors qu’il est en garnison à Riom (63).

En cette fin de XIX° siècle il prend sa retraite de lieutenant-colonel.
La réorganisation  est désormais sa priorité.

Pour leur fils, officier de cavalerie, Gaston & Lucie transforment les communs.
La construction d'une écurie de 8 stalles, d'une fenière, remise à voitures, scellerie s'effectue en 1900.
Toutes les fenêtres du rez de chaussée sont transformées en portes-fenêtres, l’escalier principal est déplacé au nord, la toiture refaite. 

Création d'un salon d'été au nord, espace fraîcheur, par l'ajout d'une véranda de 30,54 m².
Le téléphone arrive sur la commune en 1913.
Il existe alors un service public qui permet à tous les habitants du village, de prendre des messages ou d’émettre des appels depuis la maison. Les domestiques assurent le relai avec le village situé à 1,6 km.
Elle deviendra jusqu'à la guerre de 1914, une résidence d'été.
A l'époque du 1° conflit mondial, les domestiques "hommes" sont mobilisés ainsi que le fils de la maison. La propriété est fermée, jusqu'en 1919.



De retour de la Grande Guerre, mon grand-père Guy prend possession des lieux, accueille ses parents, durant les périodes estivales, leur réservant des appartements privés.

Durant l'occupation allemande, un dépôt de munition clandestin est organisé par l'instauration d'un accord entre ma grand-mère Edmée et le Général de Maison-Rouge. La rumeur locale, laisse entendre que la propriété échappe de peu au pillage et à l'incendie, par l'occupant.

En 1957, la maison est à nouveau fermée. Elle devient résidence de vacances, pour 2 familles constituées de 18 membres. Elle ne s’ouvre à nouveau qu’en 1971, mon père,  décide dès 1970 de la reprendre  pour en faire sa résidence principale. De grands changements interviennent : sanitaires, chauffage central au fuel. En trente ans toutes les toitures auront été refaites (écurie re-suivie en 2015 et grenier à grain actuellement "2016-2017" en réfection totale). Mon père renonce à l'utilisation de l'annexe qui était destinée à l'usage des domestiques. La grande cuisine voutée, est tranférée dans l'ancien fruitier, jouxtant la salle à manger par le nord. certains espaces concervent le cachet d'une décoration 1900, comme le grand-salon et les deux salons contigus, ou l'escalier principal en pierre de Volvic.

Les années 90 confortent cette remise en état par la réfection complète de la toiture principale. La préoccupation de l’isolation thermique s’organise par le remplacement des premières fenêtres.

Deux chaudières alimentent le confort des lieux, l'une au bois, pour la demie-saison, l'autre au fuel pour les périodes plus rudes.

A l'automne 2013, la propriété est choisie comme cadre de tournage, pour le film "la Clinique du Docteur Blanche", en complément des plans tournés au Château de Parentignat (diffusé sur Arte).





Vue Nord


On devine encore sur certaines vitres du grand-salon, gravé par le diamant du vitrier de l’époque, le nom  du client, Monsieur de Saint-Mande. 


Vue Est depuis le sommet de la tour centrale

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